LA DÉMONDIALISATION OU LE CHAOS Démondialiser, décroître et coopérer

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Collection « Ruptures ». Format 12x20cm, 160 pages, 10 Euros

Par Aurélien Bernier

Comment ne pas voir que toutes les « crises » économiques, environnementales et démocratiques, ainsi que les dérives identitaires – du terrorisme à l’extrême droite –, ne sont que le résultat d’un seul et même processus : celui de la mondialisation et de la financiarisation de l’économie, provoquant un désastre économique, social, culturel et verrouillant l’ordre international ?

Partout dans le monde, les luttes sociales se heurtent au libre échange, au chantage à la délocalisation et à la fuite des capitaux. En l’absence de perspective de sortie « par la gauche » de cet engrenage, les nombreuses victimes de cette mondialisation se résignent ou choisissent la stratégie du pire.

Pour ne pas sombrer petit à petit dans le chaos et redonner de l’espoir, sans pour autant défendre un capitalisme national, il faut mettre en oeuvre un projet de rupture qui repose sur trois piliers : la démondialisation pour rompre avec le capitalisme, la décroissance pour répondre aux crises environnementales et la coopération internationale pour renouer avec l’idée de justice sociale au sens le plus global.

Ce livre contribue à engager une nouvelle bataille des idées pour lutter contre l’extrême droite et le terrorisme, mais aussi pour combattre le fatalisme qui conduit à la soumission, à l’abstention et au désengagement.
Il vise également à dépasser le débat opposant à gauche nation et internationalisme.

L’auteur : Aurélien Bernier est essayiste et conférencier. Il collabore régulièrement au Monde Diplomatique.

Dernières publications :
Désobéissons à l’Union européenne (Mille et une nuits, 2011) ;
Comment la mondialisation a tué l’écologie (Mille et une nuits, 2012) ;
La gauche radicale et ses tabous (Seuil, 2014).

DES DROITS POUR LA NATURE

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Collection « Ruptures ». Format 12x20cm, 208 pages, 10 Euros.

Ouvrage collectif de dix sept contributeurs, publié avec le soutien des ONG NatureRights, Global Alliance for the Rights of Nature et
End Ecocide on Earth

C’est une lacune du droit international : rien aujourd’hui ne permet aux victimes d’injustices environnementales de réclamer l’application de leurs droits. Aucune sanction n’est prévue pour ceux qui menacent les Droits de la nature alors qu’il en va de la pérennité des conditions de la vie sur terre.

Les Droits de la nature doivent accorder aux écosystèmes des droits à l’existence qui peuvent être revendiqués en justice. Ils proposent la reconnaissance du crime « d’écocide » pour les atteintes les plus graves contre l’environnement que les États et les entreprises non seulement permettent, mais parfois encouragent.

Ces principes permettent de considérer la nature comme un sujet de droits plutôt que comme un objet. Cela remet en cause notre conception de la place de la nature par rapport à l’humanité. Car il ne saurait y avoir de Droits Humains et de droit des générations actuelles et futures à bénéficier d’un environnement sain et viable sans la reconnaissance des Droits de la nature et qu’émergent des nouveaux modèles de gouvernance mondiaux.

Ce livre propose des évolutions du droit international pour que soit pris en compte la réalité des excès de notre monde industrialisé. Cela implique de faire du vivant un sujet de droit. C’est donc aussi une révolution philosophique du droit qui est proposée dans ce livre.

Après la conquête des droits individuels, politiques et sociaux, à l’heure où de graves menaces pèsent sur la nature et l’humanité, il convient de concevoir et d’acquérir de nouveaux droits sécurisant la Terre et ses habitants.

Ce livre a été écrit dans le cadre du troisième Tribunal international des droits de la Nature qui s’est tenu à Paris en décembre 2015, parallèlement à la COP21.

Les auteurs : Ouvrage collectif rassemblant des spécialistes et des théoriciens français et étrangers des droits de la nature et du droit, sous l’égide des ONG Global Alliance for the Rights of Nature, End Ecocide on Earth et NatureRights. Ces associations internationales luttent pour la reconnaissance du crime d’écocide par le droit international et organisent depuis 2014 les Tribunaux internationaux des Droits de la Nature.

TIRONS LA LANGUE – Plaidoyer contre le sexisme dans la langue française

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 Collection  » Dépasser le patriarcat ». Format 11x18cm, 128 pages, 6 euros

Par Davy Borde

La langue n’est pas neutre. Les mots, les symboles, les règles qui régissent son usage marquent nos esprits et rejaillissent sur nos actes, sur nos manières d’être au monde et de le penser. Ce livre a pour but de faire connaitre l’histoire de la construction et les pratiques actuelles d’une langue qui, par sa structure patriarcale et par le (bien nommé) genre grammatical, se révèle bel et bien sexiste. Il propose d’aller plus loin que les timides réformes récentes et d’exprimer ce que voudrait dire le féminisme par les mots et la grammaire.

Si l’on aborde cette question sous un angle féministe, on peut dire que notre langage est triplement problématique et ce pour une seule raison : il est genré. C’est à dire qu’il est imprégné d’une vision dichotomique, naturalisée et hiérarchisée du monde vivant et plus particulièrement du genre humain.

Ce faisant, notre langage invisibilise le féminin au profit du masculin et ne permet pas de (se) parler, de (se) penser aisément hors de la dichotomie du genre, de la féminité et de la masculinité, puisqu’il nous impose (du moins en français académique) de rappeler de manière quasi permanente à laquelle des deux « classes » de sexe appartient un être humain.

S’il est plus que temps de poursuivre l’assaut entrepris contre les plus évidents archaïsmes de la langue française, il convient tout autant de lutter contre des pratiques depuis trop longtemps en opposition avec la vision égalitariste et émancipatrice que porte le mouvement féministe. Cela entraîne une critique de la grammaire actuelle et plus particulièrement du genre grammatical.

Davy Borde est épicier, décroissant, (pro)féministe mais n’est ni linguiste, ni académicien. S’il aime cultiver son potager et plus largement se réapproprier des savoirs et savoir-faire avant qu’ils ne se perdent comme (re)découvrir la richesse de la nature sauvage, il s’est aussi penché sur la question du sexisme de la langue française. Il propose ici le fruit de ses recherches et réflexions ainsi qu’un chemin à suivre pour améliorer cet indispensable outil commun.

 

DE QUOI L’EFFONDREMENT EST-IL LE NOM ? La fragmentation du monde

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Collection « Ruptures ». Format 12 x 20, 144 pages, 8 euros

Par Renaud Duterme

Préface de Patrick Viveret – Avant-propos de Pablo Servigne

 

Et si notre civilisation était au bord de l’effondrement ?

Loin d’être réservée aux scénaristes de science-fi ction, cette interrogation est de plus en plus pertinente pour de nombreux chercheurs/euses de tous horizons. Les « crises » fi nancière, économique, écologique, climatique, sociale, démocratique, identitaire, politique… ne sont-elles que des « crises », ou assistons-nous à la fi n d’un modèle de société qui s’est étendu à l’ensemble du monde en quelques siècles seulement ?

Pour autant, que peut signifier ce concept d’effondrement ?

Devons-nous interpréter l’explosion des inégalités et des tensions sociales comme des signes avant-coureurs d’une nouvelle crise sociale ou comme ceux d’un effondrement civilisationnel, comme ce fut le cas pour l’empire romain ou la civilisation maya ?

Partant de ces questions, ce livre a pour but d’interroger cette notion, en particulier sous l’angle des ségrégations sociales et spatiales. On en vient alors à considérer l’effondrement comme la conséquence probable d’un monde de plus en plus fragmenté, dans lequel coexistent des personnes renfermées sur leur prospé- rité derrière des murs sans cesse plus hauts, alors que de l’autre côté toujours plus de populations subissent les conséquences des crises multiples.

Une fois analysée sous l’angle de leurs responsables, l’amplifi cation annoncée des catastrophes prend un tout autre visage, permettant à l’auteur de poser les bases d’un nouveau système plus juste et plus durable.

Renaud Duterme est licencié en sciences du développement et de la population de l’Université Libre de Bruxelles. Il enseigne la géographie en Belgique et est membre actif du CADTM (Comité pour l’annulation de la dette du tiers monde). Il est l’auteur de « Rwanda, une histoire volée », éditions Tribord, 2013 et co-auteur avec Éric De Ruest de « La dette cachée de l’économie », Les Liens qui Libèrent, 2014.

LE TRAVAIL, HISTOIRE D’UNE IDÉOLOGIE

 

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Le travail, histoire d’une idéologie

Par Guillaume Borel 

Collection « Ruptures ». Format 11 x 18, 96 pages, 6 euros.

 

Ce livre dresse un panorama synthétique mais complet des liens que nous avons eus et que nous avons actuellement avec le travail. Il s’intéresse à sa naissance en tant que phénomène économique et social et souligne le lien historique  existant entre le travail et les rapports d’exploitation, depuis le Néolithique et l’apparition des premières cités jusqu’à nos jours.

Alors que la centralité de la valeur travail règne, nos sociétés sont incapables de fournir un emploi décent et qui fait sens à celles et ceux qui le demandent. C’est donc le contrat social hérité du fordisme, qui a conduit au développement des classes moyennes, qui est en train de s’écrouler.

Pour écrire un nouveau chapitre de son histoire, il nous faut réinventer le travail afin qu’il ne reste pas un instrument de domination aux mains du néolibéralisme.

S’inspirant des travaux de Jacques Ellul sur le travail, ce livre poursuit sa réflexion par une approche historique et économique du phénomène idéologique du travail en lien avec le développement des sociétés capitalistes. Il démontre ensuite comment l’idéologie de la consommation s’est ajoutée à celle du travail afin de lui permettre de survivre dans un monde où le chômage structurel de masse devient la norme.

Guillaume Borel est documentaliste et collabore à plusieurs médias indépendants d’information sur Internet comme arretsurinfo.ch, ou le site les-crises.fr. En plus de ses recherches sur l’histoire du travail, il s’intéresse particulièrement au phénomène de la propagande médiatique

A paraître le 15 octobre : « À LA RECHERCHE DE L’AMANT FRANÇAIS » – Un roman de Taslima Nasreen

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À LA RECHERCHE DE L’AMANT FRANÇAIS

Un roman de TASLIMA NASREEN 

Collection thématique « Dépasser le patriarcat »

format 11 x 18, 369 pages, 12 euros

À la recherche de l’amant français raconte comment Nilanjana, une Bengalaise originaire de Calcutta, se libère peu à peu du contrôle patriarcal exercé par son père et son époux, avant de rencontrer la version française du patriarcat, diffuse et inattendue, incarnée par son amant français.

On assiste à la confrontation d’une femme indienne aux réalités d’une société dite « moderne », moins éloignée de la sienne qu’on ne pourrait le croire. Ce livre est le parcours de Nila, que nous suivons au travers de ses pérégrinations entre deux cultures qu’en apparence tout oppose.

Taslima Nasreen est née au Bangladesh. Militante des droits humains, elle est mondialement connue pour ses écrits sur l’oppression des femmes et pour ses critiques de l’obscurantisme religieux. A la suite de plusieurs fatwas appelant à sa mort, elle a dû quitter son pays en 1994.

Elle a reçu de nombreuses distinctions, dont le prix Sakharov pour la liberté de pensée, le prix Simone de Beauvoir et le prix des Droits de l’Homme de la République Française. Elle est l’une de détentrices du Passeport de Citoyenneté Universelle. (O.C.U.)

Taslima Nasreen est l’autrice de très nombreux ouvrages: romans, poésies, essais et autobiographies. Ses œuvres sont traduites dans une trentaine de langues différentes.

MANIFESTE FEMEN : Le premier ouvrage écrit par les FEMEN – Sortie en librairie le 20 mars

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Manifeste FEMEN

Par les FEMEN

Collection « Dépasser le patriarcat », format 10 x 16 cm, 64 pages, 4€

Le mouvement FEMEN est connu internationalement pour ses actions coup de poing, ses face-à-face frondeurs avec les leaders  politiques et ses apparitions inattendues. Ces actions leur valent bon nombre de détracteurs parmi les ennemis de la démocratie et des libertés, mais aussi parmi celles et ceux qui détournent leur pensée ou qui ne l’ont tout simplement pas comprise.

C’est pour leur répondre que les FEMEN ont décidé de publier ce document de référence. À la fois droit de réponse politique,  ressource idéologique et manuel d’instruction à l’intention des futures activistes FEMEN, ce manifeste permettra aux sympathisants comme aux sceptiques de mieux comprendre leurs desseins et leurs combats. Il pourrait devenir l’anti-bible de chevet de toutes et tous les révolutionnaires féministes à travers le monde, prêts à s’engager dans la lutte.

Véritable déclaration politique, les mots viennent compléter et renforcer les images qui les ont fait connaître. Historique,  motivations, convictions, mode d’actions, sextrémisme, slogans, cibles principales… Les activistes FEMEN décrivent et analysent dans ce livre les différentes facettes de leurs combats.

L’auteur : Les FEMEN

NE DOUTEZ PAS QU’UN PETIT GROUPE DE FEMMES PUISSE CHANGER LE MONDE

Considérant que l’action est impossible sans l’idée et l’idée inutile sans l’action, nous avons voulu exposer la pensée qui anime nos actes, offrir un extrait des heures de discussion qui agitent nos quartiers généraux et enflamment nos sessions d’entraînement, donner à lire la théorie sous les slogans, la conviction passionnée sous les poitrines. Nous avons portés ces idées malgré les arrestations, les menaces, les obstacles personnels, la violence des régimes et les agressions des extrémistes. Nous les avons portées aux côtés de nombreux amis qui sont tombés pour ces idées. Nous les avons portées, au péril de nos vies, nous les avons propagées d’Ukraine au reste du monde. Et si nous croyons en la vertu de l’action frontale, parfois spontanée, dans la rue, collective et téméraire, nous sommes bel et bien animées d’une idéologie absolue, constante et incorruptible. Une idéologie qui sera ici manifeste. Parce qu’aujourd’hui plus que jamais la liberté d’expression doit vivre. Parce que nos voix doivent résonner plus fort que leurs tirs de kalachnikovs. Parce que pire que ceux qui crient leur fondamentalisme, il y a ceux qui taisent leur libre pensée. Ce manifeste est affirmation, nous sommes résistance.  FEMEN


Les Éditions Utopia, prolongement du mouvement du même nom, sont encore récentes car fondées en mai 2010. Ce qui était au départ qu’une aventure forcément incertaine, s’est transformé très vite, grâce aux soutiens de nos adhérents, sympathisants et amis, mais aussi de nos lecteurs anonymes, en un complément indispensable pour la diffusion de réflexions et propositions proches de l’esprit de notre Mouvement. Merci à toutes et à tous. Nous continuons donc notre route et notre petite musique,qui, pour reprendre l’expression d’André Gorz, se doit d’avoir « une valeur de nuisance féconde ». Nous espérons vous croiser fréquemment, soit à travers de nos livres, soit à travers les activités du Mouvement Utopia. Et pourquoi pas les deux? Bien à vous

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